Le spectacle se construit à partir d’improvisations

Les stimuli sont les points de départ des improvisations.
Ils sont créés à partir des préoccupations des acteurs : quels sont leurs désirs, leurs peurs, comment ils comprennent leur situation, leur désastre.
Ils sont créés à partir des préoccupations des ONG ou des bailleurs : vérité, réconciliation, élection, rapatriement, femmes…

Qu’est ce que le metteur en scène fait avec les improvisations : Il pose des questions

Il demande aux acteurs ce qu’ils ont voulu dire.
Il essaye de comprendre leurs problématiques.
Il s’assure qu’il a bien compris.
Il pose des questions politiques.
Il ose parler.

Que font les acteurs avec les stimuli : ils improvisent

Ils constituent un groupe.
Ils se concertent avec les autres.
Il doivent inventer et s’amuser.

Le metteur en scène repère le punctum, le fait saillant sur lequel il va travailler

Il met en scène le fait saillant en utilisant la « boîte à outils » du metteur en scène.
Il met en scène le fait saillant en utilisant la « boîte à outils » du gestionnaire de conflit.
Il met en scène en faisant appel à ses qualités de congruence et d’empathie.
Il met en scène en faisant évoluer sa perception et celle des acteurs dans une idée de prise de conscience, d’évolution, de changement, de transformation personnelle et de société.

Comment se créent les textes ?

Ils sont créés à partir d’improvisation.
Ils sont comme une pensée audible.
Ils représentent la parole collective.
Ils sont émouvants.
Ils sont drôles.

Les dialogues clownesques

Ils sont toujours sur le mode de l’ironie de la catastrophe.
Par exemple une scène où un acteur apprend à un autre à couper les cous avec une machette, ou la compétition de celui qui a le plus souffert, ou comment devenir un tortionnaire, comment apprendre à ne pas torturer dans les commissariats…
Dans un contexte post-conflituel, ces scènes permettent de parler des dysfonctionnements de manière humoristique.
C’est salutaire et permet d’échapper à la censure.

Les chansons

Deux musiciens travaillent avec T&R, l’un au Congo, et l’autre au Burundi. Tous deux créent des chansons sur commande en fonction des improvisations. Ces chansons vont résumer en paroles simples l’émotion ou le discours tenus dans la scène. Elles vont soutenir l’action dramatique ou rythmique.

Les Histoires personnelles

Elles ne sont pas laissées à l’état brut.
La syntaxe est changée, le rythme, Le témoignage est symbolisé.
Il est rendu universel.
Les consignes de jeu et de syntaxe permettent à l’acteur de s’éloigner, se mettre à distance, de symboliser son histoire personnelle.

Que la scène soit claire

Dégager le fait saillant,
Ne vouloir dire qu’une seule chose dans une scène,
Trouver une idée forte, une image simple et immédiatement compréhensible.

…ET PUIS ON S’EST RETROUVÉ SUR SCÈNE AVEC DES MORCEAUX DE NOS HISTOIRES TRANSFORMÉES EN THÉÂTRE. JE N’AI PAS COMPRIS COMMENT CELA S’EST FAIT:  C’ÉTAIT MOI ET EN MÊME TEMPS, CE N’ÉTAIT PAS MOI. ON M’A DIT: COMMENT CONNAISSAIS-TU MON HISTOIRE? C’ÉTAIT MON HISTOIRE MAIS AUSSI CELLE DE BEAUCOUP D’AUTRES. A newcomer